Les blablas de la présidente d’LSF/ Le début de l’histoire..

Ce fût-elle le début de l’histoire,

Deva ma première galga, mon grand amour, celle que j’ai aimée plus que de raison, celle que j’ai perdue trop tôt d’une longue maladie  et qui a laissé un tel vide dans mon cœur qu’encore aujourd’hui je pleure en regardant les photos du bonheur.

Une époque ou internet n’en était qu’à ses balbutiements et où j’y faisais mes premiers pas. Un jour je suis tombée par hasard, ne me demandez pas comment,  sur un article qui parlait du martyr des galgos en Espagne et qui  cherchaient des familles d’accueil.

Et là stupeur, je ne savais pas, personne ne savait à vrai dire, nous n’avions pas de réseaux sociaux alors  j’ai appelé la personne qui avait publié l’annonce.

Elle m’a posé quelques questions sur mon lieu de vie et quelques semaines plus tard Deva est arrivée à la maison. Je ne l’ai pas choisie, je ne savais presque rien d’elle, il est vrai qu’on se posait moins de questions à l’époque et qu’on avait beaucoup moins d’exigences parce qu’il y avait moins d’associations et bien sûr moins de choix.

C’est la seule photo que j’avais d’elle, je l’ai regardée mille fois, avant qu’elle n’arrive et après aussi me demandant comment elle avait pu vivre dans de telles conditions ma princesse.

Mais aussi pourquoi on lui avait fait autant de mal, ma douce, ma tendre, ma fragile, mon amour à moi, ma protégée à jamais.

Je ne peux pas vous expliquer ce qui s’est passé dans ma tête mais j’ai tout de suite su que je ne pourrais pas me contenter de cet amour-là, de cet amour unique et exclusif. J’avais déjà des chiens, un BA un Braque et un York  mais mes chiens étaient «normaux» alors que là, je me retrouvais complètement démunie face un être tellement fragile et tellement marqué.

J’aimais mes autres chiens et quand je les regardais ils me rendaient heureuse, ils étaient enjoués et plein de vie. Avec elle c’était différent, à chaque fois que mon regard croisait le sien, mon cœur se brisait en mille morceaux et j’étais malheureuse. Je ne comprenais pas que quelqu’un ait pu la faire souffrir à ce point et je ne l’acceptais pas.

Alors je suis partie en Espagne très vite après son arrivée parce que je voulais voir de mes propres yeux si c’était vrai tout ce qui se racontait.

Et j’ai vu et c’était bien vrai…

Je vous raconterai la suite mardi prochain…

9 pensées sur “Les blablas de la présidente d’LSF/ Le début de l’histoire..

  • 29 octobre 2019 à 16 h 13 min
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    Votre amour pour cette chienne et votre histoire d’adoption ressemble à celle que nous avons vécu ma compagne et moi avec notre douce Polly … aujourd’hui décédée.
    Un jour, ma chérie est « tombée » sur un article narrant le calvaire de ces pauvres galgos. Appel à la fondation …. pas de question excepté qu’on nous a laissé le choix sur la « robe » souhaitée. Lors d’un rapatriement d’Espagne nous avions rendez-vous sur un parking d’un hyper marché avec la responsable de l’époque (aujourd’hui décédée) que la Présidente actuelle a fort bien connu. Nous avons pris notre chienne et sommes rentrés.
    Cette chienne, un AMOUR de douceur et de fidélité. Ne faites pas ce que j’écris mais je vous affirme que nous ne la tenions jamais en laisse tant au marché, que lors des balades organisées par certaines organisations canines. Elle surveillait toujours pour savoir où nous étions pour s’assurer de nous retrouver. Lors de nos promenades journalières, elle partait au galop où, elle seule le savait, et était toujours de retour dans les 2mn qui suivaient.
    Aujourd’hui encore, je pense à elle tous les jours avec beaucoup de tendresse.

  • 29 octobre 2019 à 15 h 56 min
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    votre message est plein de tendresse et d amour pour ces malheureux chiens tortures et maltraites par leurs maitres je na i jamais eu de levriers venant d espagne mais j ai eu lachance de recevoir Al un levrier grenhound ils ne sont pas mieux traites en irlande. c était un amour nous l avons gardé 11 ans que du bonheur merçi à vous

  • 29 octobre 2019 à 13 h 03 min
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    Bonjour,
    je suis tombée dans la marmite des lévriers un certain soir d’hiver en 2000 en regardant les infos nationales sur FR3…..où il y avait le premier reportage que je pouvais voir sur les galgueros et leur misérables chiens, reportage qui vous fait hurler de douleur, de ceux qu’il ne faudrait pas diffuser aux heures de grande écoute….Mais, après tout….Il se terminait avec une adresse et un numéro de téléphone que j’ai pris à la hate et je me suis retrouvée à converser avec Mireille BROEDERS en Belgique qui faisait de la pa pour les galgos ……après avoir rempli le dossier (renvoyé par la poste), nous avons été selectionnés comme adoptants….J’ai été la première à entrer dans trois enclos de chacun trente chiens, car la seule française dans ce plat pays Belge…..c’est Ulla qui nous a choisis….
    Ni très belle, ni très grande mais fouettant queuton un max , très fière avec sa pauvre guirlande de noel accrochée à son collier et ne voulant plus me quitter……J’ai appris le lévrier comme on apprend le français, leur crainte, leur peur viscérale de l’autre, leurs vols répétés et jamais corrigibles, leur calin quand ils le veulent, leur désobeissance et surtout leur amour sans borne….mais, contrairement à toi, Odile, je n’ai pu qu’adopter et aller jusqu’au bout de notre vie qui se déchire le fameux jour ou après 15 ans d’amour, le verdict est tombé…..cancer du pancréas, méta au péritoine….la véto est venue à la maison l’endormir….et deux mois après je faisais la connaissance de LSF parce que dans un reve ULLA m’a soufflé « ne pleure plus, Maman, je vais bien je suis bien et tant de mes frères vont mal….Alors va voir Odile »…Mais vois-tu, ULLA, malgré mes trois amours, il n’y a pas un jour où je ne pense à toi…Je t’aime toujours et pour toujours….

  • 29 octobre 2019 à 11 h 56 min
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    Un bel article plein d’amour pour les galgos ! Deva a été ton leitmotiv pour mener ce combat avec passion et force…Tous mes chiens sont des sauvés  » d’humains sans coeur » et….Pistachin mon premier galgo, pourquoi lui…va savoir ! Son galguero lui a fait subir beaucoup de maltraitance et si depuis un an que je l’ai adopté il a fait d’énormes progrès, il reste encore méfiant des inconnus, particulièrement des hommes….Aujourd’hui encore beaucoup de personnes ignorent la vie des galgos, elles ne comprennent pas que mes loulous ont un mouvement de recul en les croisant donc….j’explique en long et en large en leur recommandant d’aller consulter le site de LSF !… Encore merci Odile pour ce beau combat !

  • 29 octobre 2019 à 10 h 01 min
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    Bonjour,
    Je vous suis sur LSF depuis un an déjà.
    Bénévole à la SPA, mon regard a croisé celui d une majestueuse galga, dont la maigreur n entachait en rien sa beauté. Mais cela m a retourné le cœur et mes yeux se sont embués…. Depuis ce jour là, je veux un galgo, un écorché de la vie, un noir, un bringé, un blanc, un mâle, une femelle, un 3 pattes, un borgne, un malade. Je voudrais en sauver plus, mais un déjà c est bien….
    J ai adopté un maltraité de la vie et après 3 ans, malgré d énormes progrès, il reste des craintes qu on ne comprend pas toujours. Ce qu on comprend, c’est cet amour et cette confiance qu il a accepté de nous donner.
    Je pleure beaucoup en regardant vos publications mais je vous admire pour votre force, je crois que je serais incapable de faire ce que vous faites.
    Je suis du département 91. Auriez vous des déléguées ou familles d accueil dans ce département ?
    Nous avons également une chienne, très exclusive avec mon époux. Je crois que cela fait partie du refus pour l instant d un 3ème chien….
    Permettez-moi de continuer à vous suivre, un jour j aurais un galgo…..
    Maryline

  • 29 octobre 2019 à 9 h 29 min
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    Oui chère Odile on les aime tous nos chiens mais il y en aura toujours un(e) qui nous marquera à vie !!!
    En ce qui me concerne c’est une chienne Labrador sable qui m’a complètement touchée et rendue gaga. Elle n’est plus là depuis 10 ans …..foutu cancer !! Mais elle reste dans mon coeur à jamais .
    Maintenant j’ai 2 adorables galgas et qu’est ce qu’on ne ferait pas pour elles ???? Mon mari et moi on les adore, on les emmène partout. Le camping car c’est leur « dada » et là on revient tout juste des bords de Loire où on avait trouvé un coin sympa pour les lâcher un peu !!! elles n’ont fait que nous tourner autour à toute vitesse mais çà leur a fait du bien et à nous aussi ……elles nous font confiance, il y a qqchose qui se passe entre nous quand les regards se croisent. C’est difficile à exprimer….

  • 29 octobre 2019 à 9 h 12 min
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    En les regardant nous apprenons comme dans un livre ouvert.
    Ils ont en grande partie vécu des choses similaires et ils n’y répondent pas de la même façon…
    Vivre à leurs cotés fait réfléchir je trouve.

  • 29 octobre 2019 à 9 h 10 min
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    c’est un début d’histoire pleins d’amour et Deva a été le facteur déclencheur pour le début de ton combat . Pour moi c’est Lauren ce combat mené par tellement de personnes pour qu’il puisse remarcher et qui n’ont jamais baissés les bras. Il m’a donné la force de me battre pour eux regarde aujourd’hui nous en avons 3 qui l’aurait cru . Ils sont ma vie mes amours et ma volonté de faire encore plus pour eux . Je vous aime tellement . Je sais que pour Casiopé ma craintive c’est pas encore gagnée Aujourd’hui ça fait 2 ans qu’elle est rentrée dans notre vie et nous ne regrettons rien .

  • 29 octobre 2019 à 8 h 43 min
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    Il y a beaucoup de tendresse dans cet article Odile. C’est une bonne idée de nous expliquer comment tout a commencé pour vous dans votre si belle histoire d’amour avec les galgos.

    Merci à vous de ne pas vous être « limitée » à une seule adoption. Peu de gens auraient fait tout ce que vous avez déjà fait pour ces petites misère venues d’Espagne.

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