Sur les traces d'une machine à produire du sang neuf aux galgueros…

Sur les traces d’une machine à produire du sang neuf

Lors de mon dernier séjour en Espagne, j’ai été très marquée par quelque chose qui va peut-être vous paraître anodin mais qui me hante encore et que je n’oublierai jamais.

Vous savez elles n’ont pas froid aux yeux les bénévoles Espagnoles.

Je dis bien «elles» parce qu’il n’y a que des femmes, elles vont sur le terrain et elles risquent  même leur propre vie pour sauver un chien.

Elles vont partout et même dans les quartiers de gitans, où tout se règle entre homme, où les lois n’existent pas.

Ce sont eux qui font le trafic de Galgos. En fait ils en vivent et c’est très lucratif, autant que le trafic de la drogue. Ils font de la reproduction et les entassent dans des gourbis infâmes, le but étant de gagner un maximum d’argent.

Je ne citerai aucun refuge, ni aucun nom de bénévole dans cet article par mesure de sécurité.

C’est l’histoire très banale d’une très vieille galga qui va bientôt arriver en France, une machine à faire des chiots, une machine à produire du sang neuf aux galgueros Espagnols , une machine qui sort du goulag.

Il y en a des milliers comme elle en Espagne qui vivent en enfer et qui meurent bien souvent dans l’impunité la plus totale, dans le noir de leur geôle, de maladie et de faim.

N’oubliez jamais que derrière les frimousses des bambinos que vous vous arrachez tous, il y a une reproductrice qui agonise quelque part….

Chaque refuge à ses indics, des habitants souvent,  qui restent discrets et qui signalent les cas de maltraitance.

Nous voici donc parties en voiture dans un quartier de gitans très dangereux, c’est truffé de galgos, il y règne une atmosphère très bizarre, il n’y a pas âme qui vive, on a l’impression que c’est vide, que ce n’est pas habité, qu’on est seules au monde mais en fait on ne l’est pas et nous sommes surveillées …

La bénévole gare sa voiture et elle nous fait signe de la suivre, elle dit qu’en journée on ne risque rien, c’est la nuit que ça craint et bien ELLES, elles y viennent la nuit pour voler les galgos qui leur sont signalés maltraités.

Elle était là, à cet endroit précis, enchaînée depuis des années et derrière ce soupirail, dans cette cave, des vies donnent la vie.

Il y avait encore la trace de son pauvre corps décharné, creusé dans le sol et le piquet qui l’a tenue prisonnière tellement d’années….

On s’est arrêtées un instant, le silence était pesant, on se serait crues devant une tombe, on s’est recueillies …

OUI, ELLES sont venues une nuit pour la voler

ELLES ne supportaient plus de la savoir là, à agoniser, à crever à petit feu.

ELLES sont venues couper ses chaînes

ELLES l’ont embarquée

ELLES en ont dans le falzar les bénévoles Espagnoles, ça je peux vous le certifier.

Bien sûr le gitan l’a cherchée et il s’est douté que c’était ELLES qui étaient venues la voler, ils savent bien qu’elles viennent traîner dans le quartier la journée et  il a menacé….mais ELLES ont l’habitude et ELLES n’ont pas peur.

Vous imaginez bien que les risques de représailles sont nombreux autant pour les humains que pour les chiens du refuge. Il y a quelques mois le père d’une jeune bénévole a été assassiné par les gitans.

Alors elles ont caché cette vieille reproductrice  pendant quelques jours et puis ensuite nous l’avons fait transférer dans un autre refuge pour la mettre en sécurité.

Elle ne vivra pas très longtemps, certes ces quelques mois de bonheur ne rattraperont pas tout ce temps perdu, tout ce temps passé à agoniser portée après portée, pour produire chaque année le sang neuf aux galgueros.

Merci Alain de lui offrir un petit bout de bonheur….

Je dédie cet article à toutes celles qui se meurent et que nous ne sauverons pas..

16 pensées sur “Sur les traces d'une machine à produire du sang neuf aux galgueros…

  • 1 juillet 2019 à 11 h 22 min
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    Ces sales pourritures, il faudrait les enfermés tous dans un grand four bien chaud et les crevés. Ça ne m’étonne pas du tout,je sais discrètement que ces ordures torturent et bouffent les Hérissons sans aucune impunité. Ils les pièges la nuit quand ils sortent pour mangé avec des lampes torches et ils les massacre en leur faisant avalé de l’air, jusqu’à ce que mort s’ensuive…, Alors que normalement c’est interdit par la loi de massacré des hérissons. Je suis dans une colère noire… Personne n’a le droit de tué, d’exploiter et de prendre la vie à tous les ANIMAUX de cette misereuse planète. Mais que font le ROI et la REINE D’ESPAGNE ??? AVEC SOIS DISANT L’INTELLIGENCE QU’ILS ONT…, IL FAUDRAIT LES EMMENER DANS CES ENDROITS SORDIDES AVEC LES DAMES ESPAGNOLES… ET QU’ILS VOIENT L’ENVERS DU DÉCORS DE LEUR PAYS. COMME ÇA, ILS SERAIENT TELLEMENT TRAUMATISÉS,…, QU’ILS ARRÊTERAIT DE SE PAVANÉS. MERÇI AUX DAMES ESPAGNOLES ET QU’ELLES FASSE ATTENTION À CES ORDURES D’ESPÈCE QUI NE SONT PAS DIGNE DE VIVRE.MC.

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  • 6 avril 2019 à 9 h 51 min
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    Que d émotion en lisant ce texte.On ne peut qu’ être admiratif et remercier ces femmes formidables.Je n ai plus de mots pour exprimer ma colère et mon dégoût pour ces personnes d une cruauté sans nom.Si seulement nous pouvions les exterminer ceux là !Ils sont pires que des animaux aussi féroces soient ils.Ils iront en enfer,ça c est sûr!

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  • 6 avril 2019 à 7 h 35 min
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    Je me fais mon café du matin, je n’ai pas très bien dormi cette nuit, j’avais dans la tête l’article d’Odile sur les femmes bénévoles Espagnoles (ELLES) et de toi qu’il était question, que je vais accueillir bientôt. Tu va voir à la maison tout le monde t’attends, les deux mecs plus très jeunes 15-16 ans avec leurs problèmes, la galga 13 ans ancienne trauma bien améliorée, l’autre galga Tima la plus jeune 10 ans ancienne reproductrice comme toi et la petite Tara qui a eu bien des problèmes résolus et puis les trois chats plus très jeunes non plus. Voilà ma puce, tu vas connaître tout ce petit monde. Bientôt, je vais te chercher pour faire un petit bout de chemin ensemble, et te faire voir qu’il y a sur cette terre de bonnes personnes. A bientôt ma bibiche…..

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  • 5 avril 2019 à 20 h 26 min
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    Mon Dieu que c’est glauque! Et dire que des chiens sont entassés là…
    Cette pauvre chienne a dû souffrir le martyre!
    Ma Brigi est une ancienne reproductrice et c’est une perle.
    Merci de l’avoir sauvée. Elle sera bien chez Alain.

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  • 5 avril 2019 à 18 h 01 min
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    Que ces femmes espagnoles sont admirables,et ce qu’elles font pour sauver ces chiens tient de l’heroisme,merci mille fois pour leur immense cœur,merci à Alain de s’occuper de cette pauvre puce,c’est déchirant d’être là et ne rien pouvoir faire pour les aider,en tout cas elles en ont dans le pantalon, et respect pour elles,quand aux gitans,ce sont des machos qui font trembler mais seul,ils sont lâches,et se sauvent vite quand danger il y a !!!!je ne savais pas qu’ils faisaient cet immonde trafic,des pourritures ce sont !!!!

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