Un monde arriéré et peuplé de rustres ou tout semble normal, le monde des galgueros en Espagne

Après le sauvetage de Manchengo, nous en avons enchaîné un autre et c’est tous les jours comme ça là-bas, il n’y a aucun répit.

La bénévole du refuge de Tobarra reçoit un coup de téléphone, un galguero veut se débarrasser de 4 de ses galgos  et il ne faut pas traîner sinon…. Je vous laisse deviner la suite.

Nous prenons la voiture et nous partons, rendez- vous est pris à un endroit très précis, un peu glauque comme beaucoup d’endroits par là-bas.

Elles n’ont pas froid aux yeux et elles n’ont peur de rien les filles sur place, c’est moi qui vous le dit , elles sont prêtes à prendre tous les risques pour sauver un chien, c’est incroyable. 

Le galguero nous attend et nous le suivons jusqu’à son cachot à galgos.

Il ressemble à tous les galgueros, un gros sac à vin avec une pierre à la place du cœur.

Il y en a partout des trous à rats comme celui-là,

dans tous les quartiers, dans toutes les rues, ça pullule ,les galgos et les podencos  y sont entassés , pour en sortir dans la majorité des cas, plus morts que vivants.

Il ouvre la porte et là nous entrons dans un autre monde.

Il entre dans la cour, il ouvre la porte à ceux qui doivent partir avec nous,les chiens s’affolent et tournent autour du tas de bois,

nous avons du mal à les attraper et lui est impuissant parce que dès qu’il s’approche les chiens paniquent encore plus, ils ont peur de lui.

Il commence à s’énerver parce que nous n’allons pas assez vite, quel gros con, à ce moment-là il faut vraiment se retenir et ne pas oublier que la vie de ces 4 chiens dépend de nous.

Sa femme affublée de sa blouse nylon et de ses vieux sabots assiste au spectacle, on se croyait quarante ans en arrière du temps de ma grand-mère.

Elle n’a aucune empathie, tout comme lui.

Nous sommes vraiment  plongées dans un autre monde, tellement rural et arriéré, peuplé de rustres, tout semble tellement normal ici ….

Allez, on fait grimper les chiens tant bien que mal dans la voiture trop petite mais tant pis trois dans le coffre et un derrière avec nous.

Et on laisse les autres à leur triste sort, tous ces museaux qui reniflaient sous les portes rouillées,

tous ces chouinements, je ne sais pas combien il y en avait mais ce que je peux vous certifier c’est qu’il y en avait un sacré paquet.

Arrivées au refuge, nous nous en occupons,

vermifuge, déparasitage et prise de sang puis nous enfilons le collier bleu symbole de la liberté à nos quatre rescapés que nous avons prénommés :

Asun,

Bartolo,

Bandolero

et Moreno 

Ceux qui seront adoptés remonteront en France le samedi 18 mai 

https://www.levriers-sans-frontieres.com/category/transport-petits-refuges-du-18-mai/

19 réflexions sur “Un monde arriéré et peuplé de rustres ou tout semble normal, le monde des galgueros en Espagne

  • 28 mars 2019 à 13 h 49 min
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    Moi je tiens encore à saluer le courage et la dévotion de vous tous sur le terrain… Merci,merci,merci ….vous êtes des anges qui tombent du ciel pour ces pauvres toutous….

  • 28 mars 2019 à 12 h 47 min
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    Odile a oublié de vous dire que ce gros connard, nous a couru derrière…car nous avions oublié de lui rendre un vieux collier pourri qui était resté au cou d’un des chiens….et oui on vire le chien avec un bout de rafia….et il va pas nous laisser son vieux collier miteux en plus …il l’utilisera pour un autre galgo….c’est triste mais au moins ceux là sont sortis d’affaire mais nous n’oublierons pas ceux que nous avons laissé là-bas et dont nous entendions les aboiements derrière les portes en fer..

  • 28 mars 2019 à 10 h 38 min
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    Honteux atroce pourtant ce sont des chiens merveilleux maudits tout ces gagueros ils ont des pierres à la place d’un cœur les galgos et podenco sont d’une gentillesse et intelligence pourquoi doivent t ils subir une maltraitance pareil j’ai adopté 2 galga et je suis très heureuse de les avoir je sais plus quoi dire

  • 28 mars 2019 à 10 h 21 min
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    UN GROS BOUT DE BOIS DANS SA SALE GUEULE DE POIVROT CE SERAIT LE PIED MAIS FAUT PAS REVER BRAVO LES FILLES POUR VOTRE COURAGE ET BISOUS AUX LOULOUS

  • 28 mars 2019 à 9 h 56 min
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    Ces photos sont terribles, elles me foutent des frissons partout. Je voudrais dire à tous ceux qui vont adopter, à tous ceux qui ne comprennent pas le comportement craintif de leur galgo, tout est là, tout est expliqué. Imaginez une seconde le temps qu’il va leur falloir pour s’adapter à nos maisons, à nos vies, à nous, ils ne peuvent pas y croire, pour eux c’est incompréhensible. Rien que notre présence est une agression ! Alors par pitié prenez conscience d’où ils viennent, ce qu’ils ont supporté, subi. Laissez leur du temps, beaucoup de temps, offrez leur le meilleur, ne leur imposez rien, ne leur demandez rien. Acceptez qu’ils préfèrent se coucher dans un trou sur votre terrain, acceptez qu’ils ne puissent manger que la nuit, acceptez qu’ils vous fuient. Ils leur faut du temps pour se reconstruire, et du temps pour vous faire confiance. Surtout un immense merci à tous ces gens qui font le maximum pour les sortir de l’enfer, à ces femmes au coeur immense qui n’ont peur de rien pour sauver un chien. MERCI

    • 28 mars 2019 à 15 h 38 min
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      quand j’ai adopté ma galga en 2009 elle mangeait les croquettes mais se jettait sur du pain des qu’elle en voyait au bout de 2mois environ ça lui a passé idem la crainte des escaliers qu’elle ne savait pas descendre les premiers temps j’ai du lui apprendre pour descendre aux souterrain des gares mais quelle récompense !!!

  • 28 mars 2019 à 9 h 45 min
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    Que des mâles… Les femelles sont gardées pour la reproduction. Tristesse pour tous ceux qui sont restés dans cet enfer.

  • 28 mars 2019 à 9 h 36 min
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    oui on est dans un autre monde!! une autre dimension!!! l horreur profonde. MERCI à ces merveilleuses bénévoles qui savent comment y arriver et qui font le maximum avec le minimum!!! chapeau bas…

  • 28 mars 2019 à 9 h 27 min
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    le contraste entre l’humanité, la bienveillance, la douceur des sauveuses des refuges et l’inhumanité, la cruauté et la rustricité des galgueros !!! deux mondes parrallèles, en interaction ! pauvres galgos…

  • 28 mars 2019 à 9 h 13 min
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    bonjour Odile te connaissant ça doit être dur de te retenir mais oui les chiens sont la priorité on se tait pour les sauver . Même si ils ne comprennent pas ce qu’ils leurs arrivent . C’est une nouvelle vie qui s’offre à eux

  • 28 mars 2019 à 8 h 22 min
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    Bienvenues dans la famille les loulous …
    En ce qui concerne les connards de la bas je ne sais pas comment les bénévoles font pour se retenir !!!

    • 28 mars 2019 à 14 h 29 min
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      Perso je ne pourrais pas, c’est pour ça que je préfère aider de temps en temps, financièrement. Si on agressé ces grosses merdes ils seront encore plus infâmes avec les chiens. Si je savais comment faire je paierai volontiers des mercenaires pour leur casser la gueule et les prévenir que s’ils font encore une fois du mal à leur chien, ce sont eux qu’ils faudra évacuer d’urgence..

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