Les blablas de la présidente d'LSF / Un monde meilleur…

Je voudrais croire en un monde meilleur mais ce n’est pas pour demain.

 Nous le constatons chaque jour ne serait-ce qu’à notre niveau.

 Le chien toute race confondue est devenu un objet de consommation, on l’adopte, on l’achète au gré de ses envies et de ses lubies, puis on le jette, on le refourgue sans aucune empathie dès qu’il devient gênant ou encombrant  ou qu’il ne répond pas ou plus à ce qu’on attendait de lui.

Obéissance, propreté, sociabilité, sagesse et j’en passe, tous ces critères de sélection qui sont très souvent  exigés par les futurs propriétaires et que nous devons garantir tel un service après-vente.

Mais un chien est un être vivant et comment exiger de lui qu’il n’aboie pas par exemple, ou qu’il puisse rester seul 12 h durant en appartement sans faire ses besoins et sans faire de bêtises.

Il n’a aucun droit le chien, juste celui de se taire, d’être un bon chien et de satisfaire son humain et le jour où il exprimera son mal-être, il ne sera pas compris et sera systématiquement mis au rencard, et il l’aura bien mérité le chien puisqu’il n’aura pas été  reconnaissant de l’amour qui lui était prétendument  porté.

Soit beau,gentil et tais-toi le chien.

Mais l’amour, ce n’est pas ça, l’amour doit passer par le respect et la compréhension de son animal, et surtout par notre propre capacité à nous remettre en question.

Aujourd’hui la majorité des humains ne savent pas faire preuve de résilience, ni de patience, il faut tout et tout de suite, on voit des chiens revenir le deuxième jour parce qu’ils ont chouiné toute la nuit par exemple…

Régulièrement je me permets de rappeler à certaines personnes que nous sommes une association de protection animale, pas de marchands de chiens et encore moins des larbins.

Que  nous faisons notre maximum pour que les galgos que nous proposons à l’adoption puissent trouver un bon foyer et surtout que la cohabitation avec leurs futurs adoptants soit harmonieuse, elle est là la clé du succès.

Nous sommes souvent mis en concurrence entre associations également, il y en a qui assurent la livraison à domicile ou qui ne font pas de visite pré-adoption ou qui sont moins chères que nous ou moins exigeantes, et bien souvent les dossiers que nous refusons sont récupérés par d’autres, les postulants savent de toute façon qu’ils pourront en avoir un ailleurs.

Nous tendons donc le bâton pour nous faire battre, il est bel et bien là le problème  et tant que nous ne serons pas plus solidaires, notre combat sera vain.

Mais nous devons continuer en espérant qu’un jour nous serons tous main dans la main pour faire entendre notre voix.

Malheureusement fort est de constater  que la souffrance animale en général n’est pas au cœur des préoccupations de nos politiques.

15 pensées sur “Les blablas de la présidente d'LSF / Un monde meilleur…

  • 29 mai 2018 à 19 h 48 min
    Permalink

    Tout à fait d’accord avec Véronique!

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *