Flora, Alaya et Asun, trois galgas à adopter qui n'ont connu que l'enfer durant les cinq premières années de leur pauvre vie

Parce que notre association a pour but le sauvetage des galgos martyrs en Espagne, notre devoir est de venir en aide aux plus démunis en les prenant en charge coûte que coûte et sans discrimination.

Qu’ils soient fracturés, malades ou âgés, peu importe, ces galgos  sortis de l’enfer et qui des années durant ont connu la faim, l’humiliation, le manque de soins, la maladie et la maltraitance ont le droit plus que tout autre d’accéder eux aussi à une nouvelle vie.

Parce que les protecteurs espagnols qui sont  sur le terrain ne choisissent pas les vies qu’ils ont à sauver, nous, associations, n’avons pas le droit de laisser ces galgos-là croupir au refuge et vous, futurs adoptants, avez le devoir de leurs ouvrir votre foyer, parce que le but de votre démarche doit être guidé par votre cœur et votre générosité.

Au fil des jours je vais vous présenter quelques pauvres misères qu’il m’a été impossible de laisser sur mon chemin ; si j’avais fait cela, je ne pourrais plus aujourd’hui être en paix avec moi-même et avec les valeurs qui sont les miennes et qui chaque jour guident mes pas dans ce combat si difficile à mener.

Trois galgas récupérées dans un état épouvantable, bouffées par la vermine et la maladie.

Flora, Alaya et Asun, trois jolis noms pour ces trois petites misérables qui n’ont connu que l’enfer durant les cinq premières années de leur pauvre vie.

Elles étaient toutes les trois ensemble dans le même box tout au bout d’un des couloirs du hangar de la FBM.

Elles étaient là sans y être vraiment, recroquevillées dans leurs paniers, elles n’ont même pas pris la peine de se lever pour venir à nous, ni même de nous regarder comme si elles avaient perdu tout espoir d’être elles aussi choisies.

Alors nous les avons emmenées et docilement elles nous ont suivies, têtes baissées comme trois pauvrettes tellement asservies par leurs bourreaux qu’elles en sont devenues soumises au point de ne plus avoir un souffle de vie dans le regard.

Et puis nous avons passé la porte de la maison de Lévriers sans Frontières, après avoir longé les grands couloirs sous les aboiements terrifiants de leurs congénères.

Une fois à l’extérieur, elles ont commencé à fouetter de la queue , le museau en l’air comme pour profiter des quelques rayons de soleil tout chauds de ce bel hiver et comme pour nous signifier qu’elles avaient compris que leur sort était joué et que nous ne les laisserions pas tomber.

Oh non, mes belles, vous êtes dans mon âme et dans mon cœur depuis mon retour.

Elles sont toutes les trois positives à la leishmaniose et bénéficient d’ores et déjà d’un traitement au glucantime qui donne d’excellents résultats.

Elles ont toutes les trois de belles et longues années à vivre et attendent désespérément de trouver des familles au grand cœur.

Flora a perdu un œil à cause d’un glaucome qui n’a pas été soigné.

https://www.levriers-sans-frontieres.com/category/transport-du-13-janvier/

Elles seront dans notre premier transport de l’année le 13 janvier.

6 pensées sur “Flora, Alaya et Asun, trois galgas à adopter qui n'ont connu que l'enfer durant les cinq premières années de leur pauvre vie

  • Ping :Alaya, c’est sept années d’une vie de misère, ouvrez-lui votre cœur..Galga à adopter via LSF – Galgos Martyrs

  • 22 novembre 2017 à 18 h 10 min
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    3 jolies galgas qui j’espère toucheront le coeur d’ adoptants qui ne s’arrêteront pas au fait qu’elles sont positives à la leishmaniose. LSF les a choisies, merci à l’association de leur donner leur chance et aux futurs adoptants de leur permettre de vivre une vie de rêve.

  • 22 novembre 2017 à 13 h 56 min
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    comme je te reconnais, Odile de n’avoir pu laisser ces trois malheureuses galgas dans le pétrin… A force de vivre avec deux ex malheureux je finis par rentrer dans leur peau, …si un bruit est inconnu, il est térrifiant ; qu’Est-ce qui m’attend derrière la porte que je ne peux franchir? Ai je le droit de toucher à mes croquettes? serais-je soigné si besoin? que vont-ils inventer, les hommes, pour peaufiner leur cruauté?…Autant de questions que je lis de moins en moins dans les yeux d’Otto qui commence à s’ouvrir à la confiance ; et plus du tout dans les yeux de Dona qui, elle, semble etre née en Normandie ; lent progrès mais tellement super quand un nouveau apparaît ; hier soir, Otto réclamait doucement des caresses….Mon cœur fond à chaque fois….Alors, pour connaître ce Bonheur immense, chers amis adoptants, ne vous arreter pas sur la couleur, le nombre de cicatrices, le corps déformé, le regard las, sans lueur, la leischmaniose…en plus de faire une sublime BA, vous emplirez votre vie d’un sens nouveau….A vous de « jouer »

  • 22 novembre 2017 à 13 h 55 min
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    Comme toujours Odile, l’amour que tu mets dans chacun de tes mots pour elles est bouleversant…
    Personne ne devrait les voir autrement que comme toi tu les vois.
    Je n’oublie pas mon rêve de leur venir en aide, et si un jour j’ai les moyens d’adopter, la question ne se posera même pas. Ce sera celui ou celle qui est le plus en détresse ou que personne ne regarde <3

  • 22 novembre 2017 à 13 h 41 min
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    C’est impensable de laisser des chiens dans un tel état! Elles ont l’air trop brave. La photo avec les filles accroupies est superbe. Je comprends que vous n’ayez pas pu les laisser…

  • 22 novembre 2017 à 12 h 02 min
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    3 misères parmi tant d’autres. Celles-là ont eu de la chance. Il leur à toucher le coeur de 3 familles généreuses.
    Je croise les doigts pour elles.

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