NON à l'abandon dans les refuges et NON à l'omerta concernant la recrudescence des abandons au sein des associations/ Un retour est un abandon.

Alors que les vacances d’été arrivent à grands pas, nos refuges français doivent d’ores et déjà faire face à un afflux massif d’abandons qui sont en nette augmentation malgré les diverses campagnes menées chaque année par les différents organismes de protection animale afin de sensibiliser les propriétaires d’animaux. La SPA annonce une hausse de 4 % depuis le 1er janvier par rapport à la même période de 2016 et de 35 % par rapport à celle de 2014.

Ces chiffres font froid dans le dos et pourtant ils sont bel et bien le reflet de notre société de consommation, l’animal étant devenu un objet que l’on adopte ou que l’on achète sur un coup de tête et avant tout pour se faire plaisir ou pour se faire du bien.

Que ce soit tout au long de l’année ou pendant la période estivale, chacun trouvera toujours une bonne raison d’abandonner son animal afin de se décharger de la culpabilité engendrée par cet acte odieux et chacun aura donc la conscience tranquille.

« J’ai été obligé de m’en séparer », c’est toujours ce que l’on entend «  ce n’est pas ma faute » et c’est toujours de la sienne, au vilain chien qui n’aura pas été à l’image de ce que son maître attendait de lui et qui mérite donc le sort qui lui est réservé, l’abandon.

C’est bien connu : quand on veut se débarrasser de son chien on dit qu’il a la rage !!

Tous les motifs sont bons et ce sont toujours les mêmes qui sont mis en avant par les propriétaires peu scrupuleux,  « agressivité, destruction, accident de la vie, maladie, séparation, je n’ai pas le choix », c’est toujours la même rengaine et nous connaissons la chanson par cœur.

Nous mêmes les associations sommes confrontées à ce même problème récurrent et c’est peut-être pire encore puisque nos adoptants « abandonnants » ne parleront pas d’abandons mais de replacements, une bonne façon de se déculpabiliser de cet acte odieux et lâche, tout aussi condamnable et traumatisant pour le chien.

Nous devons donc aujourd’hui sensibiliser davantage chacun de nos postulants sur le fait que l’acte d’adoption doit être un acte réfléchi et non compulsif, sur le fait que le chien est un être vivant et non une peluche, et qu’il devra faire partie intégrante de la vie de famille.

On ne compte plus les formulaires envoyés sur un coup de tête lors d’un coup de blues ou ceux qui sont remplis avec tant d’exigences vis-à-vis de l’animal qu’il nous est impossible d’y donner suite «  il devra rester seul à l’appartement 10 h durant, ne pas aboyer surtout ni dedans ni dehors, être propre, câlin surtout, gentil avec les enfants » et j’en passe et j’en passe….

On entend souvent « j’ai beaucoup d’amour à donner » mais l’amour ne suffit pas.

Le chien devra correspondre aux attentes de l’humain qui aura jeté son dévolu sur lui sans se préoccuper de ses besoins vitaux, il est bel et bien là le problème.

On consomme du chien comme on consomme de la hifi  et il sera mis au rebut dès lors qu’il ne correspondra pas aux attentes du propriétaire.

Les galgueros font exactement la même chose en Espagne sauf qu’eux ne se targuent pas d’aimer leurs chiens et qu’eux ne leur avaient rien promis alors que vous, si.

Les associations en général n’osent pas parler « des abandons » auxquels elles doivent faire face, de peur d’essuyer des critiques pour mauvais placements  alors que nous sommes tous logés à la même enseigne et que malgré toutes les précautions prises les retours sont de plus en plus fréquents et pire encore banalisés par les adoptants.

De toute façon, et nous le savons pertinemment, lorsqu’un dossier est refusé pour diverses raisons dans une association sérieuse il sera très souvent accepté au sein d’ une autre qui le sera moins, ce qui laisse libre cours et libre choix aux postulants qui bien souvent font leurs demandes dans plusieurs associations de façon à être certains d’être bien servis et d’avoir un plus grand choix.

On remarque également que  de plus en plus de galgos et de podencos se retrouvent dans les refuges français, soit ce sont des chiens qui sont ramenés d’Espagne par des particuliers, soit ils émanent d’associations peu scrupuleuses, et il y en a, qui ne reprennent pas les animaux qu’elles ont placés ou qui ont tout simplement fermé leurs portes.

En effet nous constatons actuellement une forte recrudescence d’associations diverses qui voient le jour, que ce soit pour les galgos ou pour les chiens de Roumanie, de Guadeloupe, et qui au bout de quelques années ne seront plus actives, et ce seront des centaines de chiens qui seront ainsi laissés sur le carreau et qui finiront dans les refuges français.

Toutes les causes animales sont belles et honorables à défendre, mais il faut également prendre en compte le devenir de ces chiens qui vont être rapatriés «  pour cette bonne cause justement » et réfléchir en amont aux conséquences et aux responsabilités engendrées par le fait de créer une association de protection animale qui devra être pérenne et non pas créée sur un coup de tête par deux ou trois personnes qui n’auront aucune conscience de cette problématique aux  conséquences dramatiques pour les animaux qui seront abandonnés dans les refuges français.

La création d’une association de protection animale quelle qu’elle soit doit être elle aussi un acte réfléchi et responsable tout comme l’adoption.

Vous allez être nombreux à abandonner votre chien cette année et les années suivantes, soit pour partir en vacances, soit parce que vous estimerez avoir d’autres bonnes raisons pour cela.

Sachez que l’acte que vos allez commettre est un acte condamnable et qu’en aucun cas nous ne le cautionnerons quelle que soit les raisons que vous invoquerez.

Très peu d’abandons perpétrés en toute impunité au sein des associations ne peuvent être considérés comme des retours justifiés.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et de prendre connaissance de la charte d’éthique de Lévriers sans Frontières.

 
 

13 pensées sur “NON à l'abandon dans les refuges et NON à l'omerta concernant la recrudescence des abandons au sein des associations/ Un retour est un abandon.

  • 10 juin 2017 à 22 h 44 min
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    Cc odile . Nous on pars en vacance pendant quinze jours , Notre solution pour nos amours , schetland , deux galgos de chez vous Aussi Notre chat et Cochon dinde . ils sont dans un camp de vacance pour animaux , Les personnes qui sent n occuppent j ai confiance en heux on l Es connais depuis plus de Douze ans , Les personnes savent que les galgos on Etais matiriser donc il savent qui FAut etre tres gentie sinon je me permeterai si ce passer quoi que ce sois je serai tres mechante , en tous qu a c est pour vous dire que en fesent attention au budget vous pouvez faire Garder vos amours et etre avec Aussi vos amours vos enfants. Quoi qui ce passe dans la vie et croyer moi la vie et pas simple on abandonne pas nos animaux meme si ils on defois des comportememts difficile.nous depuis qu on a des animaux ou on les enmenes avec nous pendant les petites vacances soient on l Es fait Garder , quand on prend un animal c est pour la vie meme si en veillisent sa viendras compliquer , j ai hu un chien qui a vecu Dix huit ans c etais difficile a la fin encord aujourd hui il Es encord dans Notre coeur mais je suis contente car il a hu une belle vie avec nous et sa c est le plus beau cadeaux que vous pouvez donner un animal c est de l aimer Jusqu au bout .

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  • 10 juin 2017 à 18 h 48 min
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    lorsque j’avais un emploi je partais en vacances en location avec mes 6 chiennes plus celle de ma sœur, souvent dans la rue lorsque je me promenais avec ma meute en laisses on nous prenais en photo. Depuis que je suis au chômage et malgrés mes recherches infructueuses (après 50 ans on n’est plus bon a rien) je n’ai pas abandonné mes chiennes et je n’ai pas changés leur alimentation à base de viandes,poissons et légumes.
    A part être en fin de vie, il n’y a aucune raison valable pour abandonner son chien, on les a voulu et on se doit de les aimer et les garder jusquà la fin de leur vie.

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  • 10 juin 2017 à 13 h 51 min
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    on m’a acheté comme une peluche, 6 mois après je ne valais pas mieux qu’une chaussette, une dame qui me connaissait n’a pas voulu que je finisse mal et m’a trouvé une bonne famille. il m’on racheté. cela fait 4 ans que je suis avec ma copine, le chien qu’ils avaient, les balades, le canapé, les vacances tous ensemble, ils choisissent le lieu en fonction de nous. j’ai détruit le tapis en laine a force de pisser dessus, mais je suis toujours la et plus le tapis, je pense qu’ils m’aiment comme je suis, avec mon sale caractère, quand je fais mes yeux de biche ils craquent et Je ne crains rien, ils disent « un chien c’est pour la vie »

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