Les mille et une facettes et les mille et une contradictions d'une galga craintive nommée Nesquick…par Evelyne déléguée Paca pour LSF

Quand elle est arrivée à la maison, la queue était constamment remontée contre son ventre et son beau regard ambré, écarquillé de peur, voire de terreur.

Chaque bruit, chaque geste, pour elle, était une menace potentielle qui la laissait constamment en alerte, même quand elle dormait à moitié … car elle était tellement apeurée qu’elle n’arrivait pas à se reposer, elle était tendue en permanence.

Curieusement, tout était possible avec elle, dans là maison, dès l’instant où elle était attachée en laisse, reliée à moi. C’est grâce à ça que je lui ai fait découvrir ce qu’est une maison.

C’est ainsi que je lui ai fait entendre tous les bruits qui feraient son quotidien. C’est ainsi qu’elle a vécu des « peurs constructives » car non agressives et ciblées.

Je me souviens comment elle s’est aplatie au sol le jour où j’ai allumé les spots du plafond … pensant sans doute qu’il allait lui tomber sur la tête…

Elle ne se plaisait réellement qu’à l’extérieur, cachée dans un « nid de verdure » dans lequel elle allait se lover jusqu’à ce qu’elle daigne enfin réintégrer la maison mais en la traversant comme une fusée pour aller se réfugier à l’étage : « pas vu, pas pris »

Les promenades étaient un véritable parcours du combattant : soit elle ne voulait pas avancer, soit elle marchait en crabe, soir elle nous faisait un « moon walk »…

Croiser des gens la mettait dans un état de panique total.

Mon mari était son obsession, celui dont il fallait se méfier, celui par lequel « le mal » arriverait !

Là où il était, il ne fallait surtout pas qu’elle soit

Boire et manger, c’était tard le soir et même la nuit.

Avec moi tout était différent, je sentais que le regard qu’elle posait sur moi était plus adouci, moins craintif, ET PUIS CE REGARD S’EST FAIT CONFIANCE.

Patience, observation, affection, laisser faire, sont indispensables face à un craintif. C’est une écoute permanente pour obtenir un « je te donnes, tu me donnes »… dans la douceur, sans la moindre brusquerie …

ET PUIS CE REGARD S’EST FAIT AMOUR, un amour entier, tellement intense, tellement confiant que ça vous emporte le cœur !

Là où j’étais, il fallait qu’elle soit, j’étais devenue son phare dans sa nuit.

Comment laisser repartir une chienne pareille, même s’il  y a une bonne demande d’adoption ?

Nous avons décidé de lui ouvrir définitivement notre maison car, pour ce qui est de notre cœur, c’était déjà fait.

A partir de cet instant et c’est là que c’est incroyable, je pense qu’elle l’a su et elle s’est comme détendue, son don d’elle même a été encore plus fort vis à vis de moi.

Aujourd’hui, Nesquick, ma délicieuse crotte en chocolat va bien, elle profite de la vie, est heureuse, joyeuse, joueuse.

Avec mon mari, ce n’est pas encore gagné mais les progrès sont réels et je sais qu’elle est attachée à lui même s’il y a des jours avec et des jours sans … c’est ainsi… parfois les vieilles peurs reviennent, parfois elles sont mises de côté sans qu’on sache vraiment pourquoi.

Elle le sollicite au jeu, dort collée serrée contre lui, le rejoint sur le transat mais d’un seul coup, dès qu’il est debout et elle sur ses quatre pattes, pour un regard, un geste … rien ne va plus, elle l’évite, le contourne, le regarde en biais …

Par contre, en voiture elle nous fait rire car c’est une co-pilote attentive hors paire. Elle est juste à côté de sa tête lui reniflant le visage autant qu’elle peut la coquine.

Dans le jardin elle adore jouer avec lui à « fais moi peur », elle part comme une fusée, revient le narguer jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus d’avoir couru comme une folle dans des aller/retour endiablés.

Si nous avons des visiteurs, ses habitudes étant chamboulées, elle revient à ses vieux démons et ne rentre dans la maison qu’une fois que tout ce petit monde étranger est reparti ou alors si elle en a l’opportunité, elle rentre mais va se mettre à l’abri des regards, si elle pouvait se mettre dans un trou de souris, elle le ferait …

Bref, elle a bien progressé, c’est le moins que l’on puisse dire mais cela fait des mois maintenant qu’elle partage nos vies, en Juillet, cela fera un an…

A Nesquick je pourrai chanter « moi je t’aime, toi tu m’aimes, nous on s’aime, nous on s’aime »…

Elle m’adore, son regard si beau, si tendre est constamment posé sur moi, là où je suis elle est même si auparavant elle était bien installée, son plaisir c’est ma présence.

IL NE FAUT PAS AVOIR PEUR D’ADOPTER UN CRAINTIF, CERTES CE N’EST PAS TOUJOURS FACILE MAIS ÇA APPORTE TELLEMENT !!! IL SE DÉPASSE POUR NOUS ET NOUS NOUS DÉPASSONS POUR LUI.

Par Evelyne déléguée Paca pour Lévriers sans Frontières

21 réflexions sur “Les mille et une facettes et les mille et une contradictions d'une galga craintive nommée Nesquick…par Evelyne déléguée Paca pour LSF

  • 8 septembre 2017 à 16 h 48 min
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    j aurais aimée savoir si vous avez rencontré des galgas qui ont une peur énorme de rentrer dans la maison le fait de passer la porte au début après un bon moment de va et vient elle entrait pratiquemment en rempant c est triste de voir cette peur je l ai depuis 3 mois et elle a été 7 mois en acceuil Evelyne vous avez un superbe chien

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